Présentation

Bonjour à vous !

Après avoir créé un blog classique, je me suis vite rendu compte que ma vie n'était pas si intéressante et qu'il valait mieux que je parle d'autre chose.

Alors quitte à parler d'un sujet, autant que ce soit un qui me passionne : les jeux vidéo. J'ai donc décidé de transformer ce blog en compilation de tests de jeux.

Maintenant que vous connaissez l'idée globale, laissez-moi vous expliquer quelques généralités :

- Les avis exprimés n'engagent que moi. Néanmoins, malgré certaines opinions personnelles, je ferai toujours en sorte d'apporter une grande dose d'objectivité.

- Comme je ne roule pas sur l'or et que je ne suis pas un professionnel, je ne peux pas acheter tous les titres qui sortent. Mais soyez sûrs que j'ai joué à tous les jeux que je vous présente. Je ne fais pas de synthèses d'articles lus à droite à gauche et je ne pars sur aucune idée reçue.

- J'ai une connaissance solide du domaine et une grande expérience vidéo-ludique. Comme quoi ça a des avantages d'être vieux... Je ne dis pas ça pour me vanter, juste pour vous signaler que je ne suis pas facilement impressionnable et qu'il faudra bien plus que de beaux graphismes pour me plaire.

- En tant que vieux joueur, il m'arrive (hélas de plus en plus souvent...) d'être blasé et nostalgique. Mais je me répète : je serai toujours le plus objectif possible.
Je n'encenserai pas systématiquement les remakes Super Nintendo/DS et je ne fustigerai pas à coup sûr le dernier FPS de la 360.

- Pour finir, je profiterai de ce blog pour régulièrement mettre à jour mes articles. Il arrive que l'on change d'avis pour de nombreuses raisons : un jeu peut être dépassé ou avoir mal vieilli, par exemple.

Voilà, vous êtes au courant du fonctionnement de ce blog. J'espère tout simplement qu'il vous plaira.

A bientôt !
Présentation
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# Posté le lundi 02 avril 2007 16:50

Modifié le jeudi 11 juin 2009 10:36

Eternal Sonata (Xbox 360)

Eternal Sonata    (Xbox 360)
Sorti depuis un bon moment (octobre 2007) mais passé relativement inaperçu, Eternal Sonata est pourtant LE titre qui m'a poussé à acheter une Xbox 360.

Allez savoir pourquoi, mais la simple vue de la jaquette m'a irrémédiablement attiré alors que je n'avais même pas envisagé l'achat de la console. Et après m'être bien renseigné, il fallait que je me rende à l'évidence : j'allais devoir économiser !!


Frédéric qui ?

CHOPIN. Frédéric CHOPIN.
Pour la plupart des ignorants que vous êtes, il s'agit d'un compositeur et pianiste polonais du 19ème siècle.
Je ne vais pas étaler sa biographie, alors retenez seulement qu'à cause de la guerre, il a dû s'exiler à Vienne puis à Paris, ville où il mourut en 1849. Il fut un des plus célèbres pianistes de son siècle, notamment en tant que compositeur de musique romantique.


Morendo...

Et bien c'est très simple, Eternal Sonata a pour point de départ la mort de Chopin. Plus encore, tout le déroulement du jeu sera articulé autour de la vie du compositeur.

Nous sommes en 1849, à Paris. Il fait nuit, il pleut, et Chopin est alité, fiévreux, mourant. Tandis que l'on s'inquiète autour de lui, il s'endort pour un dernier rêve.
On se retrouve alors dans un monde ensoleillé, bucolique et coloré, dans la peau d'une jeune fille nommée Polka (et tous les personnages du jeu ont des noms en rapport avec la musique). Après quelques péripéties, elle se retrouve nez à nez avec... Chopin, plus vivant que jamais.
Normal me direz-vous, puisque c'est un rêve... Mais êtes-vous sûrs que c'est bien le Chopin mourant de Paris qui rêve de son alter-égo ? Et si c'était ce dernier qui faisait un rêve ? Un rêve stupide où il mourrait...

La question est lancée et sera présente tout au long de l'aventure, allant même jusqu'à la conclure dans un final vraiment surprenant (pas de spoiler, ne vous inquiétez pas).

En plus de cette question plutôt dérangeante, le scénario prend place dans un contexte politique pour le moins tendu : un royaume belliqueux veut en envahir un autre tandis qu'un troisième tente de trouver une issue diplomatique.
Et bien sûr, vous allez vous allier à un petit groupe de résistants qui comptent bien tout résoudre à leur manière.

Comme je vous l'ai dit, tout le scénario du jeu est directement inspiré de ce qu'à vécu le compositeur.
Ainsi, chaque chapitre de l'histoire a pour thème une période forte de la vie de Chopin et chacun d'eux
s'ouvre sur une succession d'images fixes agrémentée d'un petit résumé biographique. Ainsi, par le biais de ces préambules culturels, le jeu suit le cours de l'existence de l'homme de musique.
Et bien que cela soit fait de manière romancée dans un design très Manga, je vous expliquerai plus tard pourquoi ce jeu est bien moins niais qu'il n'y paraît.


Cantabile Espressivo.

Empreint d'une poésie évidente, l'ensemble graphique reste aujourd'hui encore - et ce malgré l'âge du soft - une référence pour moi. Plus que du cell-shading bariolé, vous aurez à faire à une débauche d'effets spéciaux, un character-design certes très japonais mais qui ne sombre pas dans l'excès, ainsi qu'à certaines scènes qui ne sont pas simplement belles ou bien faites, mais carrément vibrantes, touchantes. Bref, une qualité graphique imparable.

Les combats (tout comme l'ensemble du titre d'ailleurs... mais je vous en parlerai dans la conclusion) oscillent entre le très classique et l'innovation.
Par exemple, un tour par tour des plus banals est couplé à une jauge d'action qui vous permet de déplacer votre personnage sur la surface de combat à la manière d'un "Tales of...". Vous pourrez bien sûr attaquer, utiliser vos magies ou vos objets ou encore fuir.
Mais attention, car le placement est crucial : vos coups auront moins de chance d'être parés si vous vous placez derrière l'ennemi.
Autres exemples d'innovations, vous devrez tenir compte de 2 paramètres très importants durant les affrontements : l'opposition ombre/lumière et les combos.
En effet, vos personnages possèdent des types d'attaques différents selon qu'ils se trouvent dans un endroit sombre ou éclairé. Ainsi, votre archère pourra décocher de grosses flèches dans l'ombre ou lancer une vague de soin dans la lumière. De même, les ennemis n'auront pas la même forme - et donc pas la même force - selon où vous les affronterez. Et les programmeurs ont poussé le vice assez loin puisqu'il peut arriver qu'un nuage, en passant au-dessus du champ de bataille, projette son ombre sur une petite bête et la transforme en gros monstre féroce.
Concernant les combos ou plutôt le Niveau Groupe, il s'agit d'une jauge commune qui augmentera au fur et à mesure que vos personnages frapperont un ennemi avec succès. Et plus le niveau monte, plus l'attaque spéciale que vous déclencherez sera dévastatrice.
Malheureusement, ce système complet et extrêmement bien pensé est contrebalancé par une IA plutôt faible, et la plupart du temps, vos ennemis vous serviront plus de punching-ball qu'autre chose... Le bon point, c'est que l'on peut éviter les combats (les monstres sont visibles sur la carte) et que vous n'aurez pas besoin de faire de level-up intensif. Personnellement je trouve que c'est une très bonne chose que les affrontements ne soient pas omniprésents. J'ai ainsi pu me concentrer sur ce qui fait le coeur même du titre : son histoire et son ambiance.

Car oui, c'est bien le principal attrait du titre : le jeu vous propose une atmosphère unique. Comme je vous l'ai dit plus haut, l'ensemble graphique y participe grandement.
Mais les personnages apportent également leur contribution. Comme dans un orchestre, chacun d'entre eux est un instrument dont le son, la personnalité, le caractère va venir souligner celui d'un autre instrument, s'opposer à un autre ou encore jouer à l'unisson dans une superbe symphonie.
Le scénario est lui aussi construit comme un opéra où chaque élément de la vie de Chopin, romancé par le style et sublimé par la console, va venir s'imbriquer dans un autre, mettant en marche les rouages d'un funeste destin et d'une conclusion tragique et sublime.

J'écris des beaux trucs quand je m'y mets, hein ?


Moderato.

Parlons des défauts car, hélas, ce jeu est loin d'être parfait. Il comporte pas mal de bonnes innovations, mais pêche notamment par une difficulté quasi inexistante et un engagement pas assez marqué pour la musique.

- Je suis totalement contre l'overdose de combats, la surmultiplication des quêtes annexes et l'augmentation excessive de la difficulté. Mais quand même... Là on frise la passivité totale : le peu d'énigmes présentes sont simplistes, l'IA des ennemis est enfantine et la quête principale se fait d'un trait.
Tout cela est très bien car ainsi, le jeu échappe à ces abominables temps morts qui minent la plupart des RPG et le scénario se déroule de manière fluide et cohérente. Mais bon, j'aurai apprécié un peu de challenge, ne serait-ce que pour les boss, éprouver un peu de difficulté...

- Il est vraiment dommage de baser tout un jeu sur un des plus célèbres pianistes au monde et de ne quasiment rien proposer en rapport avec la musique. Certes, une fois le jeu terminé, vous saurez tout de la vie de Chopin et vous aurez un très bon vocabulaire musical... Mais j'aurai bien aimé un ou deux minis-jeux où l'on aurait pu jouer d'un instrument, ou se souvenir d'une mélodie, ou quoi que ce soit en rapport avec la musique !
Il y'a bien des partitions qui, une fois récupérées, vous permettront de gagner des objets. Mais il s'agit plus d'une loterie que d'une réelle réflexion logique. Et le comble, c'est qu'en dehors des petites cinématiques d'introduction aux chapitres, les musiques de Chopin brillent particulièrement par leur absence tout le long du soft.
Tant pis...


Appassionato ! Maestoso !

Je commencerai cette conclusion en vous avouant que j'ai eu beaucoup de mal à écrire cette critique et qu'elle fera sûrement l'objet de retouches. En effet, ce jeu est tellement paradoxal qu'il en devient unique.
Le système de jeu est à la fois classique et innovant.
Les personnages sont aussi stéréotypés qu'attachants.
L'ambiance gentille et niaise couvre une âme superbement profonde.
L'histoire s'extirpe du réel pour mieux s'enfoncer dans le rêve.

Je vois Eternal Sonata comme un jeu qui a peur de s'affirmer. Les créateurs ont caché leurs bonnes idées et leurs nombreuses innovations sous une couche de Manga et de niaiserie, histoire de ne pas se prendre trop au sérieux.
Mais la poésie du titre se perçoit à travers cette épaisseur, pour peu que l'on est envie de gratter le vernis.

Je ne peux que vous recommander Eternal Sonata et vous conseiller de vous abandonner dans la symphonie composée par Tri-Crescendo. Ne faites pas attention aux quelques fausses notes de la mélodie et savourez cet instant qui, bien qu'un peu trop court, possède une réelle intensité.

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# Posté le lundi 30 mars 2009 04:30

Modifié le dimanche 02 août 2009 01:00

Fable II (Xbox 360)

Fable II   (Xbox 360)
A l'époque où Fable est sorti sur Xbox, je n'avais pas pu y jouer, principalement parce que je n'avais pas assez d'argent pour me payer la console. Et autant vous dire que j'ai longtemps été frustré par cette situation.

Quelques années et beaucoup d'euros plus tard, je me suis payé une 360. Entre Eternal Sonata, Blue Dragon et Lost Odyssey, j'avais déjà prévu tout un programme. Mais je n'avais pas prévu la sortie de Fable II.

Et ultime coup de bol : la sortie était prévue à quelques jours de mon anniversaire !!

Vous vous doutez bien que c'est avec une certaine fébrilité que j'ai ouvert mon paquet-cadeau. J'étais à la fois parfaitement sûr du contenant, mais totalement ignorant du contenu. Comme nombre d'entre vous, j'avais vu des vidéos et lu des interviews de Molyneux. Mais je connaissais bien le bonhomme ainsi que sa mégalomanie et sa tendance à vous faire miroiter monts et merveilles. J'ai donc préféré éviter toute information sur le jeu.

J'avale ma salive, allume ma console...

... et là, émerveillement !



C'est loin mais c'est beau...

Le jeu m'a séduit de bout en bout. Tout d'abord par un très joli ensemble graphique qui dote le jeu d'une ambiance vraiment unique.
Que ce soit dans les rues sales et froides de la ville de départ, dans les grandes prairies verdoyantes où le soleil se couche, dans les grottes souterraines aussi sombres qu'étroites ou encore dans les petites bourgades champêtres, chaque endroit du jeu dégage une aura différente, une atmosphère qui lui est propre.
Bref, le jeu n'est pas "beau" dans le sens où il est loin d'exploiter à fond la 360. Par contre, il est indéniable que le monde d'Albion dégage un charme inimitable. Je dirai même une poésie salvatrice en ces temps de jeux insipides ultra-formatés. Une âme, quoi !!

Après cette bonne première impression, abordons le sujet qui compte le plus pour moi : le plaisir du jeu et, tout aussi important, le potentiel de re-jouabilité.

Vers l'infini et au-delà !!

Fable II s'articule sur un monde ouvert, vaste et dans lequel vous êtes entièrement libre... du moins c'est que nous disait Molyneux. Et bien, étonnamment, il n'était pas si loin de la vérité !
En effet, vous pouvez presque faire tout ce que vous voulez dans Fable II, à commencer par choisir votre sexe. Ensuite, vous pouvez vous forger une réputation de saint (jusqu'à porter une auréole) et vous faire aimer de toute une ville, mais vous pouvez également devenir une ignoble vermine sans foi ni loi, prêt à tuer la première vieille dame venue, juste pour le plaisir (et puis aussi, qu'est-ce qu'elle foutait sur votre chemin, cette vieille peau ?!). Bien sûr, de nombreuses personnalités sont possibles entre ces deux extrémités.
Plus que cela, certaines de vos décisions pourront influencer le monde d'Albion, ou plutôt sur certaines de ces parties. Par exemple, un peu avant la moitié du jeu, un homme vous demande de lui donner de l'argent afin de développer une ville. Si vous acceptez, la petite bourgade boueuse se transformera, quelques temps plus tard, en une cité plutôt riche et coquette. Si vous refusez, vous devrez faire attention à ne pas trop traîner dans ce qui sera devenu un coupe-gorge malsain...
Puisqu'on parle de ville, sachez que vous pourrez visiter, acheter, vendre ou louer quasiment tous les bâtiments du jeu, vous faire un peu d'argent en apprenant un ou plusieurs métier(s), créer des pénuries ou des excès de marchandises, modifier totalement votre look, vous marier et avoir des enfants ou bien avoir de simples rapports sexuels, homos ou hétéros.
Bref, tous les choix vous appartiennent !

Attention tout de même, vous ne pourrez pas faire TOUT ce qui vous passe par la tête, non plus. Fable II reste un jeu vidéo et non une boîte à fantasmes, bien que Molyneux nous dise le contraire...
Par exemple, vous pourrez aller où vous voulez, mais un "effet couloir" vous imposera régulièrement des limites. Vous aurez quand même droit à une belle part d'exploration avant de tomber dessus. De même les métiers proposés se révèlent rapidement aussi inutiles que lassants. Et les marchands vous vendent plus ou moins les mêmes articles, et patati, et patata...
Bon, ok, le jeu n'est pas exempt de défauts. Mais comparés à tout le reste, ils sont plus qu'acceptables.

Et qu'est-ce qui peut nous faire supporter tous ces défauts me demanderez-vous ?

L'homme et son meilleur ami.

Le chien par exemple. Oui, oui, vous avez un chien. Une idée toute simple et au premier abord inutile, mais à laquelle on s'habitue rapidement.
Les studios Lionhead ont vraiment accompli un boulot exceptionnel pour donner une réelle importance à cet animal. Après l'avoir recueilli, vous pourrez le dresser pour qu'il se calque sur vos expressions (je reviendrai là-dessus un peu plus tard) et pour le faire dénicher des trésors enfouis sous terre.
Véritable compagnon de route du héros, il vous suivra partout, sans jamais être lourd ou contraignant. Il ira même jusqu'à refléter physiquement l'état d'esprit du héros et s'adaptera à tout changement. Relativement inaperçu à l'écran (puisqu'il vous suit, rappelez-vous), on finit par s'attacher à cette boule de poil au point de s'arrêter de courir quand on ne le voit plus.
Un petit coup de caméra en arrière. "Mais où il est passé ce sac à puces ?... Ah, il arrive !" et vous vous remettez en route. Et je vous assure que ça se passe souvent comme ça. Il fait vraiment partie de l'aventure. Une véritable bonne idée !

Et le héros dans tout ça ? C'est vrai qu'il ne faudrait pas l'oublier... étant donné que c'est vous.

Je ne sais pas si elle était présente dans Fable premier du nom, mais le héros s'exprime ici grâce à une "Roue des expressions". En fait, il s'agit d'un menu circulaire vous proposant quelques expressions de bases et qui s'étoffera au fur et à mesure de l'aventure, selon votre comportement ou votre réputation. Si vous devenez méchant, vous pourrez "Extorquer" votre interlocuteur, "Crier" dessus, voir le "Gifler". Si vous êtes gentil, vous pourrez "Faire un cadeau" afin de plaire à quelqu'un, jouer du "Luth" ou "Rire" avec les gens autour de vous.
Petit plus, vous pouvez apprendre à votre chien à vous accompagner sur certaines expressions. Par exemple, il couvrira son museau de ses pattes si vous pétez (oui, vous pouvez...)

Plus t'en as, plus t'es fort !!


Et ce concept de "plus tu t'en sers, plus t'apprend" s'applique également au système de combat. Je m'explique !
Quand un ennemi arrive (et souvent il ne sera pas seul...), vous pouvez le combattre par 3 moyens : corps à corps, distance ou magie.
Libre à vous de privilégier un style par rapport à un autre, mais vous serez toujours récompensé en fonction. Autrement dit, si vous tuez un ennemi à grands coups d'épée, vous recevrez une multitudes de petites sphères bleues qui sont en fait des points d'expériences qui ne peuvent servir à améliorer que le corps à corps (enchaînements, contres, force physique,etc...) Il en va de même pour les attaques à distance et la magie.
Et bien sûr, Fable oblige, votre aspect se modifiera en fonction de votre manière de combattre.
Personnellement, j'ai usé et abusé de la magie. Résultat, ma peau s'est recouverte de tatouages lumineux plutôt intimidants et franchement classes. Et comme j'ai blindé l'attaque à distance, j'étais plutôt grand et élancé. Alors que mon pote qui a tout misé sur le physique s'est retrouvé avec une héroïne plus proche de la body-buildeuse qui n'a pas su arrêté les cachets... Mais bon, tous les goûts sont dans la nature, n'est-ce pas ?!
Je finis avec le système de combat et je continuerai sur le concept de récompense juste après.

Il est vrai que si les affrontements sont plutôt facile à appréhender (un bouton par type d'attaque) et que l'ensemble est plutôt cohérent, j'ai tout de même relevé 2 défauts majeurs :

1) les armes ne sont pas si différentes les unes des autres, et ce malgré des marchands plutôt bien fournis. J'ai testé la plupart des armes à distance et au final, il n'y a pas beaucoup de nuances entre un pistolet, une arbalète ou un tromblon. Et il en est de même pour les hachoirs, épées et autres douceurs du corps à corps. Si au départ, votre choix peut être important, il est totalement inutile arrivé à un certain niveau et vous favoriserez plutôt une arme classe à une arme efficace.

2) le système de magie reste perfectible. Je le trouve plutôt bien foutu mais ne croyez pas le didacticiel qui vous dira que vous pouvez changer de magie en plein combat. En fait, si vous pourrez, mais vous serez à deux doigts de la mort le temps d'y arriver. Bref, pas mal mais peut mieux faire.

Je travaille mon karma.

Pour finir avec le système de rétribution, sachez que dans Fable II, vous n'êtes pas dans un RPG classique (mais je pense que vous l'aviez compris...). C'est pour ça que vous serez récompensé quoi que vous fassiez.
Enfin, faut pas exagérer. En fait, comme dans le système de combat ou dans l'évolution de votre personnalité, vous n'aurez que ce que vous méritez : vous pouvez aller libérer les esclaves de leurs cages, obtenir leur reconnaissance éternelle et toucher une petite récompense... mais il y aura plus d'or à gagner si vous aidez les esclavagistes à vendre leur marchandise !

Tous les choix vous appartiennent... et c'est ce qui fait que Fable II est un jeu si riche et immersif ou aucune partie ne se ressemble. Et je pense qu'il faudra bien 3 ou 4 parties pour découvrir toutes les facettes du titre.
C'est pour ça que la quête principale est courte (comptez entre dix et quinze heures selon votre rythme), c'est pour vous inviter à rejouer encore et encore sans jamais vous lasser.


Alors, je l'achète ou pas ?

Je viens de vous le dire : tous les choix vous appartiennent... Et ce concept-là qui fait tenir tout le jeu. Alors si l'idée vous séduit, n'hésitez pas.
Par contre, n'écoutez pas les gens qui vont vous dire que Fable II sera la plus grande expérience de votre vie. Que tout est possible, tout est réalisable (on n'est pas dans le jeu de la vie !). Que vous ne verrez plus jamais les RPG comme avant, etc... Bref, n'écoutez pas les Molyneuxistes.

De mon point de vue, Fable II est un très bon jeu. Si vous avez joué au premier du nom, peut-être trouverez-vous qu'il s'agit plus d'une version 1.5 que d'une véritable nouveauté. Mais après tout, 1.5, c'est mieux que 1, non ?
Une évolution, aussi petite soit-elle, reste une évolution. Et puis depuis combien de temps n'avez-vous pas joué à Fable ? Je vois que vous avez compris.

Quant à ceux qui ne jurent que par le RPG nippon, je ne sais pas si vous allez apprécier... Il n'y a qu'un seul héros et il ne ressemble ni à un visual-key, ni à une couverture de Têtu, et en plus il n'a que 3 capacités à améliorer...
Blague à part, n'achetez pas ce jeu en pensant acquérir un énième RPG qui ressemble à tous les autres. Bien que possédant quelques éléments classiques - voire ultra-classiques - ce titre sort réellement de l'ordinaire.

Personnellement, je ne regrette pas qu'on me l'ai offert. J'ai passé de très bons moments dessus et je serai sûrement en train d'y rejouer si je ne l'avais pas prêté.
Malgré quelques défauts irritants mais acceptables, je ne peux que vous le conseiller.


# Posté le lundi 30 mars 2009 04:30

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 05:38

Chrono Trigger (DS)

Chrono Trigger (DS)
Comme j'en ai un peu marre de critiquer des RPG, je ferai Chrono plus tard...
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# Posté le lundi 30 mars 2009 04:30

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 04:19

Street Fighter IV (Xbox 360)

Street Fighter IV   (Xbox 360)
Bien plus qu'une simple "madeleine de Proust" Street Fighter II est un souvenir qui couvre un pan complet de mon adolescence.
J'ai découvert la borne d'arcade dans une fête foraine (qui est partie bien trop tôt...) et ce fut une véritable claque pour moi, pauvre petit joueur de Mario sur NES. Aussi, quand quelques temps plus tard mes parents m'ont offert le pack spécial Super Nintendo + Street Fighter II... j'ai bien cru que le plus beau jour de ma vie était arrivé. Faut dire que je n'étais qu'un geek de 14 ans...
Et j'ai blindé, j'ai blindé, j'ai blindé... ou plutôt on a blindé, mon pote et moi. On a continué quelques années, jusqu'à maîtriser totalement le jeu... Et on a arrêté. Progressivement puis totalement quand les suites se sont trop enchaînées. SF Ex, SF Zero/Alpha, SF 3-1, 3-2, 3-3, etc... etc... et j'en passe et des pires.
C'est pourquoi, à l'annonce d'un nouveau Street Fighter IV, j'ai d'abord eu une réaction blasée du genre "Encore un ! Mais ils arrêtent jamais de pondre des suites chez Capcom !" (je vous l'ai fait en version très polie, là)
Ensuite j'ai vu les premières vidéos... et je me suis immédiatement dis "PUTAIN... STREET EST DE RETOUR !!!"


SELECT A CHARACTER

Et je ne m'étais pas trompé !
Alors autant vous le dire tout de suite : ce test sera assez court car, de mon point de vue, ce titre ne s'adresse qu'à deux types de joueurs.
Les premiers seront les nostalgiques de SF II qui découvriront une version améliorée de de leur titre fétiche. Je vous explique tout ça un peu plus bas.
Les seconds seront les petits curieux qui voudront bien s'intéresser à cette relique issue d'un passé vidéo-ludique lointain. Eh oui... je vous rappelle que c'était au siècle dernier, à l'époque des francs. Et je suis sûr que pas mal de joueurs actuels n'avaient pas encore appris à marcher quand je balançais mes premiers Hadoken.
Bref ! Les autres, vous pouvez passer votre chemin.

ROUND 1. FIGHT !

Si j'ai dit, un peu plus haut, que SF IV est un SFII amélioré, c'est tout simplement parce que le nouveau titre de Capcom a repris 80% des bases de l'ancien.
Nous avons toujours à faire à un jeu de baston en 2D où le but est clair : vaincre vos adversaires à la force de vos poings.
Quand je dis 2D, il s'agit bien sûr du type de jeu de combat. C'est à dire que contrairement aux jeux de combats 3D (Tekken, Soulcalibur,etc...), vous ne pouvez pas tourner autour de votre adversaire, ni vous en éloigner. Aucune échappatoire, quoi !
Et c'est ça que l'on aime dans Street Fighter : moi contre toi dans un espace fermé. Pas de pirouettes, pas de Ring Out ou d'autres gadgets. Juste ta technique contre ma technique. Et là, pas question de super pouvoirs abusés que l'on peut renouveler à l'infini sans laisser l'adversaire toucher le sol (comment s'appelait ce pirate déjà... Cervantès, je crois...)

Le tour de force de Capcom est d'avoir réussi à conserver ce qui avait fait le succès de Street Fighter II, à savoir une maniabilité extrêmement bien pensée avec ces 3 niveaux de force, des priorités de coups pouvant créer la surprise et au final des combats pouvant atteindre un très haut degré technique, pour peu que l'on tente de maîtriser le jeu, ou du moins quelques personnages.
A cette base solide au succès inégalé, l'éditeur a rajouté quelques nouveautés qui font bien plus que dépoussiérer la saga : elles la portent à un autre niveau.

Le parti-pris graphique du cell-shading est, de mon point de vue, une réussite. Les persos sont très bien modélisés, les animations bluffantes, les zooms lors de coups ultra apportent une touche d'humour à l'ensemble (et vous penserez comme moi quand vous aurez vu Blanka ou Balrog se prendre un gros uppercut)
Dommage que les décors soient un peu fades, mais bon, c'est largement suffisant pour un jeu de baston.
Niveau jouabilité, plusieurs petites nouveautés ou reprises d'anciens SF sont présentes, et disponibles pour tous les persos.
Une attaque focus qui permet d'encaisser un coup sans subir de dommage (avec au passage un superbe effet "encre de chine"). Des cancels qui annulent vos coups pour mieux feinter et partir sur une autre. Des jauges qui se remplissent selon les coups subis ou donnés grâce auxquelles vous pourrez déclencher des furies, bref, chaque nouveauté amène une nouvelle profondeur au soft.

Et n'écoutez surtout pas les joueurs qui vous diront que les coups sont insortables et qu'on ne comprend rien et que c'est un gameplay archaïque, et que rien ne vaut un Tekken ou un SoulCalibur, et que les combattants sont pas équilibrés, etc...
Ce ne sont pas de mauvaises langues. Ce sont simplement des mauvais joueurs qui n'ont pas essayé de maîtriser le jeu.
N'ayez donc pas peur, vous les petits nouveaux. Votre persévérance et votre curiosité seront récompensées !
Le titre reste très accessible tout en ayant une énorme marge de progression.

HERE COME NEW CHALLENGERS !

Cette phrase légendaire est celle que vous entendrez si vous testez le mode on-line.
Clin d'oeil à l'époque des bornes d'arcade sur lesquelles un joueur pouvait en défier un autre à n'importe quel moment, il vous arrivera d'être stoppé en plein match contre le CPU pour relever le défi d'un autre connecté.
Bien qu'un peu embêtant à la longue, je trouve que c'est une bonne idée.
Par contre, je ne suis personnellement pas fan des modes on-line et je pense que rien ne vaut une bonne baston avec son pote sur le même canapé. Ce que je vais vous dire n'est pas sûr puisque je n'ai essayé que très rapidement, mais je vois déjà 90% de Ryu/Ken/Sagat dont seuls 10% savent vraiment jouer, les autres se déconnectant pour ne pas perdre...
Peut-être que je me trompe (et je le souhaite ardemment d'ailleurs), mais ne comptez pas sur moi pour débloquer les succès on-line.

Beaucoup plus alléchant et comme le veut la tradition Capcomienne, chaque Street Fighter apporte son lot de nouveaux persos.
En plus des combattants qui ont fait la renommée des épisodes précédents (Ryu, Ken, Zangief, Guile, Chun-Li,...)et des "anciens nouveaux" comme Cammy, Fei-Long, Gen, Dan ou Sakura,... vous découvrirez donc les petits derniers, au nombre de 5.
Honneur aux dames avec Crimson Viper, une agent secret au maniement un peu bizarre mais tout de même intéressant puisqu'elle utilise principalement des attaques mi-distance.
Vient ensuite Abel, le français amnésique dont les techniques de corps-à-corps sont particulièrement dévastatrices. Personnellement, je l'apprécie beaucoup.
Rufus est un tas de graisse américain qui se la raconte énormément mais qui peut se le permettre tant sa rapidité et sa souplesse font oublier ses kilos. Un personnage original mais dont les coups sont, hélas, très classiques...
L'avant-dernier est celui que j'ai le moins apprécié : El Fuerte. D'origine mexicaine, ce cuisinier-luchador (métier aussi répandu que pâtissier-magicien) est une vraie pile électrique toujours en l'air ou en mouvement. Pour moi, c'est surtout un mauvais Vega (Balrog pour les puristes).
Enfin, le dernier est un boss caché car il ne s'agit, ni plus ni moins, que du maître de Ryu et Ken : Gouken, le frère d'Akuma.

On arrive donc à 5 nouveaux, mais en réalité, on peut compter un 6ème arrivant. Il s'agit de Seth, le boss de fin. Mais franchement, il est tellement pitoyable que si je vous en parle, c'est pour mieux aborder les points négatifs du jeu.


YOU WIN. PERFECT ?

En effet, ce personnage est d'une nullité sans égal. Il s'agit d'un concentré de tous les autres combattants du jeu : il a la choppe de Zangief, des Sonic Boom, un Shoryuken, le teleport de Dhalsim, plus une ou deux attaques bien à lui. Le pire, c'est qu'avec tout ça, il n'a récupéré le charisme de personne : c'est un robot bleu clair, chauve, qui se ballade en slip... Ridicule.
Mais si Seth est aussi désolant, c'est également la faute à une difficulté particulièrement mal dosée.

Je ne sais pas ce qui s'est passé chez Capcom, mais autant tout le titre a été réglé dans les moindres détails, autant la difficulté a été calibrée de façon... aléatoire.
Ce n'est pas que le jeu est difficile car tous les obstacles sont surmontables pour peu que l'on s'entraîne régulièrement, mais, par exemple, j'ai eu l'impression que le jeu était plus ardu en Normal qu'en Hard.... Bizarre, non ? De même il arrivera qu'un perso soit imbattable pendant 10 matchs et puis, tout d'un coup, vous le battez en frôlant le Perfect. A croire qu'il s'est laissé faire...
Mais bon, l'IA n'a jamais été un point fort de la saga et je me rappelle avoir piqué des crises de nerfs sur certains passages de SFII (qui a dit M. Bison ?) pour, quelques temps plus tard, les passer les doigts dans le nez.
Et puis ne perdons pas de vue le plus important : dans Street Fighter, votre adversaire, ce n'est pas la console. C'est celui qui tient la seconde manette !
Alors au diable l'IA défaillante et le Boss de fin foireux ! Le mode VS est parfait !

Par contre, on ne peut pas en dire autant des cinématiques.
Celle d'introduction est superbe, c'est un fait. Mais c'est quoi cette musique ? Pourquoi avoir mis de la J-Pop sur des mecs qui se tabassent ? Quitte à faire, fallait localiser dans tous les pays. On aurait mis "La vida loca" pour l'Espagne et "La danse des canards" chez nous.
Mais comme je suis indulgent, ça passe. Par contre, ce qui ne passe pas, ce sont les cinématiques animées qui narrent les histoires de chaque combattant.
Arriver à une qualité aussi basse alors qu'on est au pays du Manga, c'est une honte. Surtout qu'elles ne durent pas longtemps ces cinématiques, alors pourquoi ne pas les avoir soignées ? Pourquoi avoir confié l'animation et le design a des petits tchètchènes manchots ? Heureusement, une simple pression sur Start et on passe.

En fait, je me fous du Seth et des cinématiques. Ce ne sont que des défauts mineurs.
Le seul défaut majeur me concernant concernera également les vieux joueurs qui ont fait leurs armes sur une Super Nintendo. Vous l'aurez compris, il s'agit de... la manette.
Attention, je ne dis pas que la maniabilité est affreuse. C'est juste que si, comme moi, vous aviez réussi, au cours de ces longues années, à vous forger un timing dans vos enchaînements, des réflexes de mouvements, etc... il va falloir tout recommencer depuis le début ! Si, si...
Déjà, le jeu tourne un petit peu au ralenti, mais c'est surtout le stick qui n'est pas terrible. Quand à la croix, elle n'est pas idéalement placé sur la manette. Mais, que vous choisissiez un ou l'autre, il vous arrivera régulièrement, du moins au début, de sauter au lieu de finir votre Shoryuken, par exemple.
S'ensuit inévitablement une très grande frustration, surtout quand vous alliez finir l'adversaire et qu'à cause de votre erreur, il retourne la situation. Et je ne vous parle pas de la crise quand ça vous arrive alors que vous alliez lâcher l'Ultra-combo....
Bref, on s'habitue, mais il va falloir reprendre à ZERO votre entraînement.


THE END

Alors ? Est-ce que ce nouveau Street vaut le coup ? Je l'achète ou pas ?
Je vais répondre clairement à cette question de la manière suivante :

OUI, SF IV vaut le coup si vous appartenez aux deux catégories suscitées, à savoir les jeunes curieux ou les vieux nostalgiques.
Si vous faites partie des nostalgiques comme moi, sachez que vous devrez tout de même être ouvert à la nouveauté (3D, nouveaux coups, etc...) et prêt à ré-apprendre les bases les plus élémentaires. Sinon, vous feriez mieux de télécharger l'ultime remix de Street Fighter II sur le Xbox Live. Il s'agit d'ailleurs d'un excellent titre !
Quand aux curieux, je n'ai qu'une chose à vous dire : si vous voulez voir un phénix renaître de ces cendres, foncez.

NON, SF IV ne vaut pas le coup si vous n'appartenez pas à ces catégories.
C'est un jeu en en 3D, mais les combats se font en 2D, contrairement à tous les autres jeux de combats actuels. Si vous n'êtes pas prêts à passer du temps sur le titre a essayer de réellement le maîtriser, vous allez le trouver beaucoup trop dur et incompréhensible. Mieux vaut passer votre chemin et retourner faire joujou avec Tekken ou Soul Calibur.

Moi, j'ai déjà bandé mes poings et resserré la ceinture de mon kimono. En attendant mon prochain adversaire, je repars m'entraîner...


SHÔÔÔÔ RYU REPPAAA !!

# Posté le lundi 30 mars 2009 04:29

Modifié le dimanche 02 août 2009 05:58